Pouren revenir Ă  la sĂ©rie de Guillermo del Toro, il faudra encore patienter quelque temps avant de dĂ©couvrir Rupert Grint dans ce Cabinet of Curiosities, dont le BrandNew Cherry Flavor - Saison 1 [COMPLETE] VF Origine : U.S.A. RĂ©alisateur(s) : Nick Antosca, Lenore Zion Acteur(s) : Rosa Salazar, Catherine Keener, BrandNew Cherry Flavor Brand New Cherry Flavor is an American horror drama streaming television limited series created by Nick Antosca and Lenore Zion, based on the novel of the same name by Todd Grimson. The cast includes Rosa Salazar, Catherine Keener, Eric Lange, Manny Jacinto and Jeff Ward. The series premiered on Netflix on August 14, 2021. Vay Tiền Nhanh. Fraichement dĂ©barquĂ©e sur Netflix, la mini-sĂ©rie Brand New Cherry Flavor Nick Antosca & Lenore Zion, 2021 dĂ©vore les entrailles d’Hollywood et dĂ©nonce ses jeux de pouvoir Ă©cƓurants en y mĂȘlant revanche et sorcellerie. © SERGEI BACHLAKOV/NETFLIX T’as de beaux yeux tu sais ! Certaines sĂ©ries Netflix dĂ©barquent en grande pompe, d’autres passent par la petite porte telle est l’injustice du marketing qui cherche Ă  ratisser large. Brand New Cherry Flavor fait partie de ces Ɠuvres qui auraient presque pu passer inaperçues mais dont l’originalitĂ© a quand mĂȘme Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©e par les spectateurs les plus tĂ©mĂ©raires. Car tĂ©mĂ©raire, il faut l’ĂȘtre un minimum pour regarder les huit Ă©pisodes de cette mini-sĂ©rie qui oscille entre thriller psychologique et body horror, avec pour but de renverser les relations de pouvoir et la dichotomie bourreau/victime qui rĂšgnent dans le petit milieu du cinĂ©ma hollywoodien. Inutile de citer une Ă©niĂšme fois les deux David, Cronenberg et Lynch, comme influences simplement parce qu’il y a du body horror, que ça cause d’Hollywood et que ça se dĂ©roule beaucoup la nuit. Ces comparaisons sont aussi flatteuses qu’elles sont au final rĂ©ductrices. On sent la patte de certains auteurs, mais quitte Ă  citer des noms, le premier Ă©pisode J’existe, S01E01 pourrait plutĂŽt ĂȘtre vu comme une relecture de The Neon Demon Nicolas Winding Refn, 2016 – et pas seulement pour ce fameux gobage d’Ɠil ! Une jeune femme y dĂ©barque Ă  Los Angeles pleine d’ambition et se retrouve aux prises avec une industrie qui la manipule et l’objectifie la revanche sera exercĂ©e Ă  coups de rituels cannibales
 Similitudes de scĂ©nario au premier abord, mais surtout Ă©normes ressemblances esthĂ©tiques avec des lumiĂšres nĂ©ons dans les mĂȘmes tons roses, rouges et bleus, des scĂšnes de nuit en voiture oĂč Los Angeles est dĂ©peinte comme une ville presque fantasmagorique, le tout enveloppĂ© dans une mise en scĂšne qui soigne ses cadres. On se croirait presque dans un film d’auteur indĂ©pendant, bien loin de l’esthĂ©tique un tant soit peu sommaire d’autres sĂ©ries d’horreur Netflix. © SERGEI BACHLAKOV/NETFLIX NĂ©anmoins, l’idĂ©alisme liĂ© Ă  l’arrivĂ©e de Lisa Rosa Salazar Ă  Los Angeles laissera la place dĂšs le second Ă©pisode A rebrousse-poil, S01E02 Ă  une rĂ©alitĂ© bien plus sombre, et en consĂ©quence, Ă  une mise en scĂšne plus conventionnelle sans ĂȘtre pour autant banale. Quand un producteur Eric Lange lui vole les droits de son film puis l’agresse physiquement, Lisa n’a qu’une idĂ©e en tĂȘte lui ruiner la vie en retour. Elle va alors s’enticher d’une sorciĂšre Catherine Keener pour lui jeter un sort, sans se douter de la dangerositĂ© de cette alliance et des consĂ©quences dĂ©sastreuses sur son entourage. Ce serait fĂącheux – et, admettons-le, assez compliquĂ© – de rĂ©vĂ©ler davantage l’intrigue qui nourrit les huit Ă©pisodes de la sĂ©rie, tant elle sait se montrer surprenante. RĂ©alisĂ©e par plusieurs metteurs en scĂšne Matt Sobel, Jake Shreier, Gandja Monteiro, etc., on note de temps Ă  autre quelques coups de mous au niveau du rythme, voire mĂȘme quelques rĂ©pĂ©titions dont on aurait pu se passer, mais qui n’entament en rien la qualitĂ© globale de l’Ɠuvre. Du cĂŽtĂ© des codes du body horror, la rĂ©alisation ose vĂ©ritablement, sans pour autant que sa violence graphique soit rĂ©dhibitoire pour les Ăąmes les plus sensibles. Un Ă©quilibre qui permet Ă  Brand New Cherry Flavor de ne pas mettre sur le cĂŽtĂ© celles et ceux qui ne seraient pas dĂ©jĂ  acquis au genre. Chaque Ă©pisode fourmille de bonnes idĂ©es de filmage flous artistiques, mise en abyme, parallĂšles ingĂ©nieux, rĂ©fĂ©rences maitrisĂ©es, etc. qui Ă©vitent toute monotonie d’un point de vue artistique. En adaptant le roman de Todd Grimson et en donnant carte blanche Ă  des rĂ©alisateurs talentueux, les showrunners Nick Antosca et Lenore Zion – qui avaient dĂ©jĂ  collaborĂ© sur l’anthologie horrifique Channel Zero 2016-2018 – ont donc tapĂ© dans le mille. © SERGEI BACHLAKOV/NETFLIX On ne va pas se mentir, mĂȘme si l’intrigue est pas mal et que l’esthĂ©tique est lĂ©chĂ©e, ce sont surtout les performances phĂ©nomĂ©nales des acteurs qui nous motivent Ă  poursuivre le visionnage tout du long. À contrepied total de son personnage presque angĂ©lique dans Alita Battle Angel Robert Rodriguez, 2019, Rosa Salazar crĂšve l’écran dans le rĂŽle de la jeune rĂ©alisatrice prĂȘte Ă  tout pour rĂ©cupĂ©rer son dĂ», et peut-ĂȘtre mĂȘme plus
 Le talent de Catherine Keener n’est quant Ă  lui plus Ă  prouver mais continue de fasciner avec ici ce rĂŽle de sorciĂšre destructrice non sans rappeler certaines facettes de son personnage psychologue/psychopathe de Get Out Jordan Peele, 2017. Eric Lange est lui aussi impeccable dans son interprĂ©tation du porc de service, et on a plaisir Ă  retrouver Manny Jacinto – plus connu pour sa performance d’idiot du village dans The Good Place 2016-2020 – dans un autre registre. Si le sujet des jeunes femmes prĂȘtes Ă  tout pour percer Ă  Hollywood n’est pas nouveau, Brand New Cherry Flavor re-dynamise cette trame Ă©culĂ©e pour l’amener dans un terrain complĂštement chaotique mais nĂ©anmoins jouissif Ă  explorer. Dans la mĂȘme veine, on recommande aussi le long-mĂ©trage Starry Eyes Kevin Kölsch, Denis Widmyer, 2014 toujours disponible sur Shadowz qui se montre encore plus convaincant. Dans le mĂȘme genre Brand New Cherry Flavor MERIE WEISMILLER WALLACE/NETFLIXBrand New Cherry Flavor, an American horror series that arrived on Netflix last summer, is causing quite the storm on social media this it landed on the platform on 14 August 2021, in recent days TikTok users have been challenging each other to record their ñ€Ɠblind reactionsñ€ to one of the showñ€ℱs most bizarre show follows a filmmaker called Lisa Rosa Salazar, who moves to Hollywood. There, she meets producer-director Lou Eric Lange, who promises to help her succeed in the movie turns out to be a bad guy, so naturally Lisa hires a witch Catherine Keener to curse him. But the curse has some strange side effects for Lisa, who begins vomiting newborn kittens. So far, so reach peak weirdness when, in episode four, Lisa gets a mysterious wound on her stomach that produces another kitten. She invites over her new lover, Roy Jeff Ward, to hook up. In what is depicted as a sex scene, Roy strokes the space where the kitten emerged from, at one point sticking his entire hand users watching the scene were shocked, with one calling it ñ€Ɠmessed upñ€. Another joked ñ€ƓIñ€ℱm Twitter, one viewer said they were ñ€Ɠflabbergastedñ€, while a second wrote ñ€Ɠbrand new cherry flavor is f****d New Cherry Flavor on Netflix is NUTSñ€” a spider hole trillharris March 15, 2022Kept seeing the "Brand New Cherry Flavor" Tik Toks and thought "No way I can watch it" so I made my husband and watched his reaction. ƾ˜³ I think it was a good decision, I definitely won't be watching Talamasca sfmockingbird March 15, 2022don't watch Brand New Cherry Flavor unless you're gonna get real cool about a bunch of stuff really quicklyñ€” olive oolliiviiaa March 15, 2022Brand New Cherry Flavor is available on Netflix. AdaptĂ©e d’un roman de Todd Grimson, la nouvelle sĂ©rie horrifique de Netflix met en scĂšne Rosa Salazar et Catherine Keener dans les bas-fonds d’Hollywood. Dans la torpeur de fin d’étĂ©, un petit shoot d’excitation pulp ne peut que faire du bien. L’aventure Brand New Cherry Flavor a quelque chose de frais et de bizarre, ne serait-ce que par le CV de sa crĂ©atrice et son crĂ©ateur, Lenore Zion et Nick Antosca. Seul ce dernier avait dĂ©jĂ  imaginĂ© une sĂ©rie, l’horrifique Channel Zero 2016-2018. Sa comparse avait bossĂ© comme scĂ©nariste dans diverses salles d’écriture, comme celle de Billions, mais le saut en avant que constitue une production Netflix lance le duo dans le grand monde. Un grand monde, cela dit, qu’il et elle respectent Ă  peine les huit Ă©pisodes de ce joli foutoir rĂ©fĂ©rentiel et flippant et drĂŽle qu’est Brand New Cherry Flavor prouvent qu’une petite singularitĂ© reste possible dans le grand flux des plateformes, que tous les Lupin passĂ©s et Ă  venir n’effaceront jamais complĂštement le dĂ©sir d’une poignĂ©e de sales gosses. AdaptĂ©e d’un roman de Todd Grimson, la sĂ©rie commence sous la forme d’un hommage un peu tordu Ă  Mulholland Drive – oui, c’est possible – Ă  la diffĂ©rence prĂšs que l’hĂ©roĂŻne n’est pas comĂ©dienne, mais rĂ©alisatrice. Au dĂ©but des annĂ©es 90, Lisa Nova dĂ©barque Ă  Hollywood avec son court-mĂ©trage d’étudiante en poche et l’envie de transformer l’essai pour passer au long-mĂ©trage. Elle rencontre un producteur sur le retour, Lou Burke, qui s’intĂ©resse Ă  son talent mais coche presque aussitĂŽt toutes les cases du combo peu reluisant des hommes puissants il essaie de coucher avec elle et dans la foulĂ©e lui pique son idĂ©e, Ă  partir du moment oĂč non seulement elle se refuse Ă  lui, mais laisse aussi transparaĂźtre son refus de toute compromission avec le systĂšme. Lisa veut rĂ©aliser elle-mĂȘme son film et ce n’est pas envisageable pour lui. >> À lire aussi Que nous promet l’ultime saison de “The Walking Dead” ? Body horror Cette exploration des bas-fonds plus ou moins glauques et plus ou moins clinquants d’Hollywood, Brand New Cherry Flavor la dĂ©ploie au dĂ©part avec une prĂ©cision dans le ton et un sens de la satire rĂ©jouissants. Avant d’avancer en terre inconnue. Il va ĂȘtre question trĂšs vite pour Lisa Nova de rĂ©cupĂ©rer son bien et d’assouvir sa soif de vengeance, ce que la sĂ©rie rend possible en changeant littĂ©ralement de genre. Catherine Keener Being John Malkovich, entre autres entre alors en scĂšne dans la peau de Boro, une sorciĂšre qui gĂšre une poignĂ©e de morts-vivants comme des animaux de compagnie. Lisa Nova croise sa route alors qu’elle n’a qu’une idĂ©e en tĂȘte, une obsession faire manger son pain noir Ă  Lou Burke en lui jetant un sort. Lisa et Boro s’associent et la jeune femme connaĂźt alors une Ă©trange expĂ©rience corporelle. Elle met au monde des chatons par la bouche
 Et pourquoi pas ? Le body horror croise finalement la satire du milieu du cinĂ©ma, une superposition que la sĂ©rie maĂźtrise jusqu’à un certain point. AprĂšs deux Ă©pisodes, Brand New Cherry Flavor peine Ă  rĂ©ellement faire avancer le rĂ©cit, plutĂŽt occupĂ©e Ă  mettre en avant l’étrangetĂ© de ses personnages sans vraiment nous attacher Ă  elles et eux, sauf par intermittence. Il faut un peu de temps pour s’y faire, mais une fois acceptĂ©e l’idĂ©e du courant alternatif, on prend un certain plaisir Ă  observer ce jeu de massacre et de rĂ©fĂ©rences. Dans le rĂ©jouissant Ă©pisode 4, une rĂ©fĂ©rence directe Ă  eXistenZ 1999, le film de Cronenberg, coupe le souffle le petit ami de Lisa pĂ©nĂštre avec le poing un nouvel orifice apparu sur le cĂŽtĂ© du ventre de la jeune femme. Les plans sont frontaux, le moment rĂ©solument provocant et en phase avec le discours de la sĂ©rie, qui lie la crĂ©ativitĂ© de son hĂ©roĂŻne Ă  ses expĂ©riences physiques. Et va trĂšs loin. > À lire aussi “Directrice” sur Netflix, la sĂ©rie de la rentrĂ©e avec la gĂ©niale Sandra Oh Limited sĂ©rie Dans ce rĂŽle complexe de vingtenaire Ă  la fois sĂ»re d’elle et en totale panique devant la cruautĂ© du monde, l’actrice Rosa Salazar fait office de rĂ©vĂ©lation. L’AmĂ©ricaine a pourtant 36 ans et une carriĂšre variĂ©e derriĂšre-elle Parenthood, American Horror Story notamment mais elle trouve ici un Ă©crin fabuleux pour exprimer sa profondeur et sa libertĂ©, son sens de l’engagement qui donne une intensitĂ© aux scĂšnes qu’elle traverse. La parodie se double constamment d’enjeux intimes pour son personnage, grĂące Ă  sa maniĂšre de ne jamais cĂ©der au second degrĂ©. Avec Catherine Keener, elles forment un duo assez irrĂ©sistible qui donne envie d’en voir encore plus. Ce qui n’est pas gagnĂ©. Comme beaucoup de sĂ©ries actuelles, Brand New Cherry Flavor a Ă©tĂ© conçue comme une histoire fermĂ©e, pour des raisons artistiques peut-ĂȘtre, mais sans doute aussi pour que Netflix n’ait pas Ă  couper les vivres prĂ©maturĂ©ment en cas d’insuccĂšs. Étant donnĂ© le buzz rouge sang provoquĂ© par cette surprise d’aoĂ»t, on imagine tout de mĂȘme l’annonce prochaine d’un renouvellement. Avec ou sans les chatons dĂ©gueulasses, mais mignons. Brand New Cherry Flavor de Nick Antosca et Lenore Zion. Sur Netflix. Netflix

brand new cherry flavor saison 2